L’économie au Tchad

Le nouveau TCHAD

L’économie tchadienne repose essentiellement sur les revenus engendrés par l’exportation de pétrole. Cependant, le pays est avant tout agropastoral, comme l’a souligné le Président de la République du Tchad, Chef de l'Etat, Son Excellence Idriss Deby Itno lors de son discours de vœux pour l’année 2012.

L’agriculture, l’élevage et la pêche sont les secteurs phares pour le pays au vue de la main d’œuvre qu’ils enregistrent (plus de 80 % de la population).

Depuis le début de l’exploitation pétrolière, des investissements conséquents ont été réalisés. Cependant, l’économie tchadienne reste très peu diversifiée. En dehors du domaine pétrolier, les autres domaines d’activités ont enregistré un développement mineur. Le secteur primaire occupe une part largement prédominante par rapport aux autres secteurs.

Le secteur primaire

Comprend l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’exploitation minière, est la principale source génératrice de richesses au Tchad, avec une part de 61,2 % du PIB en 2011.

L’agriculture représente 10,5 % de cette part, l’élevage 9 %, l’industrie pétrolière 39,3% et la pêche et les mines 2,2 %. L’industrie pétrolière représente à elle seule près de la moitié de l’économie du pays.

Le sectaire secondaire

Regroupe les activités liées à la transformation des matières premières issues du secteur primaire et comprend des domaines d’activités très variés allant de l’industrie, l’artisanat, l’eau, l’électricité jusqu’aux bâtiments et travaux publics.

Ce secteur contribue à une hauteur de 7,7 % dans le PIB en 2011, ce qui reflète la faible industrialisation du pays.

Bien que cette part fût 7,2 % en 2005, elle n’était que de l’ordre de 4, 3 % en 2009. Cet écart est provoqué par les destructions dues aux différentes guerres civiles, notamment celle de février 2008. Le secteur secondaire connait une forte expansion grâce aux développements enregistrés dans les BTP. En effet, en réponse aux énormes besoins en équipements de base, les investissements tant publics que privés se sont intensifiés en 2010.

Ceci a permis aux BTP d’afficher un taux de croissance de 21.2 %, en progression par rapport au 20.7 % enregistré en 2009. Bénéficiant d’importants travaux de développement et d’investissements de maintenance, le sous-secteur industrie pétrolière réalise un taux de croissance significatif de 11.1 % en 2010. Des perspectives prometteuses vont renforcer la tendance pour l’année 2012 puisque, pour la première fois de son histoire, le pays a entrepris en juin 2011, avec le soutien de la société chinoise China National Petroleum Corporation, la mise en production d’une raffinerie du pétrole brut d’une capacité de transformation d’un million de tonnes de pétrole brut par jour et la production de 20 mégawatts d’électricité.

Rappelons que, vue l’enclavement du pays, le brut tchadien est acheminé de Doba au terminal de Kribi au Cameroun via un oléoduc long de 1015 km.

Le secteur tertiaire

Regroupe toutes les activités économiques de services telles que les banques, les assurances, le commerce, le transport, l’administration, le tourisme, etc. Ce secteur représente une part de 31,1 % du PIB en 2011.

Les principales activités économiques du secteur sont le commerce (13, %) et l’administration publique (10,7 %). Avec un taux de croissance de 4,4 % en 2011 et un taux prévisionnel de près de 6 % pour 2012, l’économie tchadienne pourrait garder la même dynamique de croissance entreprise depuis 2010.