Contre toute attente, le Tchad résiste bien mieux que ses voisins aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et a su redresser ses finances publiques.

Contre toute attente, le Tchad résiste bien mieux que ses voisins aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et a su redresser ses finances publiques.

26 novembre 2020

Décryptage.

Le Tchad était au bord de la faillite en 2016 et 2017, après l’effondrement des cours du brut. Surprise ! En 2020, il est l’un des pays africains qui souffrent le moins de la pandémie et de ses dégâts économiques. Cette année, il enregistrera une récession d’à peine 0,7 % selon le FMI, alors que ses voisins de la CEMAC subiront un recul de 3,2 % en moyenne.

 

Mieux, le Fonds parie sur une reprise de la croissance au Tchad de 6,1 % en 2021. Cette étonnante résilience s’explique d’abord par l’élan qu’avaient donné les bons résultats de 2019.

 

Croissance de la production pétrolière notamment grâce au champ de Daniela, abondantes récoltes, comme le coton, moindre place des hydrocarbures dans le budget de l’État et mesures d’austérité antérieures (les  « seize mesures » entrées en vigueur dès 2016) permettent aujourd’hui au Tchad d’amortir en partie le choc dû au Covid-19. La crise semble être moins sévère que celle née en 2014 de l’effondrement des prix du pétrole.

Source : https://www.jeuneafrique.com